La Société

Comment est né StopSleep ?

Interview avec Thomas Toquet, Gérant de StopSleep France à Toulouse

Comment est venue l’idée de développer une bague anti sommeil?

« C’est une longue histoire. Je revenais d’une semaine de salon très fatigante. Lorsque j’ai pris la route j’étais conscient d’être fatigué, j’avais pourtant plus de 7 heures de conduite qui m’attendaient. J’ai donc décidé de prendre mon temps et d’être très vigilant. Après seulement 45 minutes de conduite je me suis endormi. J’ai eu une chance inouïe qu’il ne me soit rien arrivé, et surtout de ne pas avoir causé d’accident. J’étais arrêté sur la bande d’arrêt d’urgence, mes jambes tremblaient et je me sentais incapable de reprendre la route. Conscient de la chance que j’aie eue je me suis juré que cela ne devait plus jamais se reproduire. »

Et qu’avez-vous fait pour que cette situation ne se reproduise plus?

« En rentrant j’ai cherché sur internet des solutions pour prévenir de la somnolence au volant. J’ai maintenant dans mes placards TOUTES les solutions proposées sur le marché prétendant lutter contre la somnolence au volant : montres, applications smartphone, lunettes, oreillettes, caméra à reconnaissance faciale… A l’usage aucune de ces solutions ne m’ont paru fiables même si elles partaient d’un bon principe. »

Pourquoi n’étiez-vous pas satisfait de ces solutions anti-somnolence existantes?

« D’une manière générale, les solutions se basaient sur une inclinaison de la tête. Or pour moi, si un conducteur a déjà la tête baissée, c’est qu’il est bien trop tard. De plus je me souviens que lorsque j’ai eu mon accident, j’avais la tête droite et les mains sur le volant. »

Comment est né StopSleep alors?

« Je suis finalement tombé sur l’invention du Professeur A. Levenshtein qui a mis au point une solution de mesure et d’analyse de l’activité électrodermale. Cette solution a été développée pour les cosmonautes Russes en collaboration avec l’Institut des Sciences de Russie. Deux gros anneaux placés sur les doigts, reliés à une montre contenant la partie électronique et la batterie. La technologie était brevetée, le produit efficace, mais le format n’était pas vraiment exploitable car trop encombrant. Nous avons donc créé un partenariat avec le fabricant pour miniaturiser sa solution. La difficulté était maintenant de miniaturiser la technologie pour la rendre confortable en conduite. Le résultat : un format qui tient sur 2 doigts de 20 grammes seulement. StopSleep était né. »

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2009

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2010

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2013

Quand avez-vous été convaincu de l’efficacité de StopSleep?

StopSleep a longtemps été testé, modifié, amélioré jusqu’à ce que l’algorithme soit parfait. Tout mon entourage testait la bague. J’avais cependant besoin d’une confirmation objective que le produit fonctionnait bien. StopSleep a fait l’objet d’une longue série de test en laboratoire du CNRS. Et c’est le rapport du CNRS nous a convaincu.

Où peut-on se procurer StopSleep?

Nous avons commercialisé la bague en France en Novembre 2014. On trouve StopSleep dans les centres auto et dans les magasins de multimédia. Nous sommes également présents chez les concessionnaires poids lourd. Les chauffeurs routiers sont conscients du problème de somnolence et sont très enthousiaste pour les innovations sécurité. Les accessoiristes camping-car distribuent également beaucoup de produits à leur clientèle qui fait de longs trajets. Des grandes sociétés équipent leur flotte de conducteur. Plus récemment nous sommes en discussion avec des compagnies d’assurance qui voient là un moyen évident de réduire le nombre de sinistre.

Avez-vous d’autres projets de développement?

Nous avons des demandes en Europe mais également dans différents continents. Il nous reste encore beaucoup de travail.

Merci, et bon courage dans le développement de StopSleep

Propos recueillis par Guillaume Bourgeois
Somnolence au volant, le 06/11/2015